• Atelier de lecture du 20/06/2019

    Atelier de lecture du 20/06/2019

    Titre, chapitres, paragraphes, lignes, phrases, mots, caractères, lettres, ponctuation, 1ère et 4ème de couverture, impression, parution, traductions, auteurs, éditeurs (auteures et éditrices bien sûr), dédicaces, MAIS SURTOUT : idées, transmission, communication, intériorisation, échange, réflexion, apprentissage, découverte, évasion, imagination, ouverture, partage, plaisir, sérénité, bonheur… ALORS : contes, essais, nouvelles, BD, romans… POUR : souscrire à l’injonction de seulement 4 lettres qui forment un univers infini… DONC : LIRE !!!!!

    Jeudi 29 août nous ouvrirons une nouvelle saison de l’atelier lecture. Nous la ferons riche, d’ouvrages, d’échanges et de projets. Alors à vos pages, prêtes, lisez !

    « El beso de la muerte » Gilles Vincent

    L’avis de Jeanine : Août 1936 en Espagne, Garcia Lorca, accusé de sympathie républicaine est assassiné. Août 2011, à Marseille on découvre le corps calciné d’une femme, abandonné entre les rails. Entre ces deux morts s’écrivent les tragédies du 20ème siècle, les secrets d’état, les coulisses de la démocratie espagnole naissante et la passion dévorante d’une jeune femme pour l’ombre du poète. Entre ces deux âmes suppliciées un pacte étrange, lien au-delà du temps, va profondément bousculer la nouvelle enquête de la commissaire Aïcha Sadia… Gilles Vincent nous entraîne dans une histoire complexe sur trois époques des années 30 dans l’Espagne franquiste et sa guerre civile, aujourd’hui en France mais aussi de l’autre côté des Pyrénées où les fantômes du passé ressurgissent et tuent encore. Il entremêle ses histoires, ses personnages avec brio dans une écriture imagée. Ce polar historique est magnifiquement raconté et l’aspect politique-fiction Franco-Espagnole est un vrai régal. Ce livre a été choisi par les libraires comme « coup de cœur «  en 2013. Une histoire poussée jusqu’à la folie, émouvante, tragique, haletante et qui va diaboliquement crescendo. Gilles Vincent est né en 1958 à Issy- les- Moulineaux. Son grand-père fut député du Front Populaire ainsi que grand résistant déporté. Sa grand-mère était institutrice, hussarde de la République, bouffeuse de curés. Un père professeur en faculté, une mère professeure de lettres puis psychanalyste ont engendré un fils qui à l’âge de 20 ans s’est consacré à l’aventure des mots : ateliers, classes, conférences, romans …

     

    « La tante Julia et le scribouillard » Mario Vargas Llosa

    L’avis de Maria : Roman autobiographique : Julia Urquidi, tante de l’auteur, l’épousa en 1955 ; elle avait 29 ans et lui 19. Ils restèrent mariés jusqu’en 1964 date à laquelle Vargas Llosa l’abandonna pour s’unir à une de ses cousines germaines Patricia Llosa Urquidi. Julia Urquidi est morte en 2010. Lors d’une interview en 2003, elle dit : « C’est moi qui ait fait ce qu’il est. Le talent était de Mario, mais le sacrifice était mien. Sans mon aide il n’aurait pas été écrivain… Bon, ce fut quelque chose de mutuel, nous avions besoin l’un de l’autre. » En 1983, elle écrivit « Lo que Varguitas no dijo » en réponse au livre de l’auteur paru en 1977 à Lima. Varguitas, le héros du livre, a 18 ans. Il trompe l’ennui que génère ses études de droit en diffusant des informations dans une radio médiocre de Lima dans laquelle intervient aussi Pedro Camacho , as très écouté, du feuilleton radiophonique. Les chapitres pairs et impairs alternent entre vie amoureuse et états d’âme de l’auteur d’une part et avec la vie des personnages créés par Pedro Camacho d’autre part. J’ai été au bout du livre grâce aux histoires rocambolesques des feuilletons. Par contre le récit de la vie amoureuse de Varguitas traîne vraiment en longueur…

     

    « Héléna ou la mer en été » Julian Ayesta

    L’avis de Maria : Julian Ayesta (1919-1996) était un diplomate et fut aussi l’auteur d’un unique roman paru en 1952, considéré comme l’une des œuvres importantes de la littérature espagnole. Avec une écriture qui imite le style enfantin, l’auteur plonge dans son passé fait de journées insouciantes auprès de son oncle Arturo et de sa tante Honorina dans la ville portuaire de Gijon, avec ses cousins et cousines et plus particulièrement Héléna…qui lui fera découvrir les premiers émois de l’adolescence dans son imaginaire ? La religion est très présente dans le roman à l’image de ce qu’était la société espagnole d’après-guerre. L’auteur dans un chapitre sur « L’hiver » y développe l’idée du péché et de la tentation. L’auteur de la postface, Xavier Mauméjean, est né en 1963 à Biarritz. Il est spécialisé dans la science- fiction, le fantastique et le policier.

     

    « La transparence du temps » Leonardo Padura

    L’avis de Maria : J’ai bien aimé ce livre où Mario Condé, qui broie du noir à l’approche de ses soixante ans, nous livre ses états d’âme mais nous entraîne aussi dans une enquête sur le vol d’une statue représentant une Vierge Noire. Nous sommes ramenés des siècles en arrière et le récit très bien étayé par une excellente documentation devient passionnant au fil des pages. L’analyse sociologique faite par l’auteur à propos de la situation de Cuba et de l’état de sa société nous plonge dans une réalité assez noire.


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